30 novembre 2008
MEMOIRE.
Les souvenirs se perdent.
Un ami commun.
Une photo prise dans une baignoire (mais pas par moi).
Un morceau de tissu noir étranglé (fin d'une respiration).
Une nuit perdue.
BEURK.
Hier, je suis allé AU Leclerc (voui parce qu'à la campagne on va AU Leclerc) et là, vu que je n'ai plus un sou, je me suis acheté du Calvet-Thunevin cuvée Constance 2003 pas cher du tout.
Voilà donc comment vieilli ce vin: il est sec comme mon instit de CM2, très fortement marqué par l'alcool, pas des masses de fruits, ou sinon cramés.
Il ne vaut même pas les 3 euros que j'ai déboursés. Dommage, c'est pourtant un vin très agréable dans sa jeunesse.
28 novembre 2008
LES AGNEAUX.
Rêve embrumé de 1000 agneaux invisibles tués par stangulation (écorchés).
Ce rêve, on l'a fait à ma place...
25 novembre 2008
QUI ES-TU?
Une personne a passé environ 3 heures à lire les pages de ce blog lundi 24...
Non pas que je doute de la pertinence de mes propos, mais tout de même...3 heures!
24 novembre 2008
SANS DOUTE LA DECEPTION QUI PARLE.
Ca m'amuse, voui voui, mais une personne sérieuse, pour laquelle j'ai le plus grand respect (de l'admiration?) a écrit sur son blog aujourd'hui:
"Aussi vive Pierre Arditi et merci à Monsieur Raffarin de s’intéresser au monde du vin."
Vous noterez ici que je n'ai rien contre Pierre Arditi...
C'est sans doute la déception de ne pas avoir pu participer au salon du Louvres, mais tout de même monsieur Thunevin... J.P. Raffarin...
21 novembre 2008
LITTLE DID I KNOW.
RERERE PIERRE LAFON
Décidément, ce garçon m'impressionne. Because hier, c'était soirée vins nouveaux avec l'ami Vinsurvain et pour faire passer la pilule de ces vilains breuvages, il avait prévu un p'tit remontant: Le château Lagrave Paran 2006, le Bordeaux supérieur de Pierre Lafon.
Ce gars là a vraiment un truc en plus: proposer un beau Bordeaux à moins de 10 euros, plein de fruit, délicat et d'une droiture toute rafraichissante (mais un poil trop de bois à mon goût... ça va se fondre, ça va se fondre...) c'est trop beau.
Je ne sais pas si c'est le fait de passer après de vilains Gaillacs et un vilain Beaujolpif, mais j'aurais parié sur un millésime nettement plus âgé (plus (déjà trop?) évolué).
Bravo Monsieur Lafon!
13 novembre 2008
L'AUTRE.
Rêve d'un épisode amoureux de jeunesse complètement renié par la mémoire: je reviens sur son lieu, il est excessivement délabré: ici, ainsi, j'aurais aimé, sur ce banc où je suis assis et je lui aurais pris les mains, j'aurais baisé ses lèvres, comment y croire? Qui donc aurais-je aimé et où se situerait cet épisode? Par rapport à quelles autres amours?
Mais il s'avère qu'il appartient au passé d'un autre et non au mien, comme si je partageais avec l'inconnu une seule et unique mémoire...
12 novembre 2008
LA MARGE.
Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. […] Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.
Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.
Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »






















