LE BIS REPETITA

Les autismes d'un plagiat.

28 mars 2009

CANDY.

Similitudes... Un aveu?

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CANDY. HEAVEN.

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CANDY. EARTH.

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CANDY. HELL.

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13 novembre 2008

L'AUTRE.

Rêve d'un épisode amoureux de jeunesse complètement renié par la mémoire: je reviens sur son lieu, il est excessivement délabré: ici, ainsi, j'aurais aimé, sur ce banc où je suis assis et je lui aurais pris les mains, j'aurais baisé ses lèvres, comment y croire? Qui donc aurais-je aimé et où se situerait cet épisode? Par rapport à quelles autres amours?

Mais il s'avère qu'il appartient au passé d'un autre et non au mien, comme si je partageais avec l'inconnu une seule et unique mémoire...

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10 avril 2008

ECRITURE D'IMAGES.

Ce qui a déclenché l’écriture, c’était le regret de photos ratées en fait, de photos que je n’ai pas pu faire, de photos qui se sont révélées invisibles, fantomatiques et donc j’ai essayé d’écrire pour retrouver le sentiment que j’avais voulu donner avec ces photos. J’essaye de photographier les gens que j’aime bien ou de faire des photos quand je suis en voyage, un peu comme tout le monde, mais je suis plutôt mauvais technicien donc je rate beaucoup de photos, et j’ai essayé souvent, enfin par l’écriture, de rattraper ce que je n’avais pas réussi avec la photo.

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07 mars 2008

MA MERE 1.

Le plus beau moment de ma mère, c'est quand elle se retrouve au restaurant, juste après la confusion des commandes de plats et avant qu'on apporte ce vin rosé glacé qu'elle aime tant, elle a sa progéniture sous les yeux, elle s'oublie un instant, elle pose ses deux coudes de chaque côté de son assiette et ses deux mains l'une sur l'autre sous son menton, elle sent monter en elle une grande fierté, elle est heureuse, elle vit là son éternité.

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30 novembre 2007

LE PLAISIR.

Tout ce que je vivais, un évènement, un regard ou simplement la vue d'une femme dans un train, je le recevais dans la peau, ça me remplissait de bonheur, d'horreur ou de dégoût. Dès que je comprenais par moi-même quelque chose du monde, ou de mes contradictions, j'avais besoin d'échanger ma découverte.

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Je refuseais l'intimité, je détestais le privé. Dans l'ensemble de mes rapports, je ne cachais rien. En un mot, je ne prenais jamais mon plaisir seul...

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22 novembre 2007

LA FAMILLE.

Mes parents, comme tous bons parents, voulaient bien m'éduquer. J'ai eu un comportement curieux, je m'en rend compte maintenant. Ma mère me disait: "Tiens, voilà un livre, il est très bien.", et moi je hurlais: "Je veux pas le savoir, je veux découvrir tout seul." Je ne supportais pas qu'on me prévienne qu'un livre était uintéressant.

De toute façon, je n'aimais que les horribles drames, les histoires de femmes abandonnées qui doivent élever leurs enfants toutes seules contre la société.

J'avais l'impréssion que lire, écouter de la bonne musique était réservé à des gens précis. Je voulais voir la vie par mes yeux, aller moi-même dans la vie et voir moi-même d'abord. C'est pour ça que je me suis retrouvé à seize ans complètement ignard, toujours le plus vilain et le plus bête. Mais je sentais le danger de s'imbiber d'idées qu'on a pas ressenties.Et j'avais un secret qu'on ne pouvait pas me prendre: je connaissais ce qu'il y avait derrière.

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14 novembre 2007

LES IMAGES.

Puisqu'on ne peut être voyeur quand on est petit, je ne pouvais pas regarder à mon aise les amoureux qui s'embrassent. Je me nourrissait des lectures des magazines que je trouvais chez le médecin et le dentiste, et c'est comme ça j'ai attrapé quelques fantasmes: avoir l'air absorbé en fumant une cigarette tout en buvant un verre de vin blanc, caresser les cheveux blonds d'une fille endormie sur un sofa. Alors un jour je me suis dit: il faut absolument que je vive ça, sinon ça va rester coincé.

Quand j'ai fumé une cigarette avec un verre de vin blanc, j'ai trouvé le vin trop acide et la cigarette m'a fait tousser. Je trouvais ça pathétique, et je n'ai plus jamais mélangé les deux (tout du moins pas de cigarette avec un blanc sec).

                   Andrzej_Dragan

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